À qui revient la maison en cas de divorce au Canada ?

Summarize this article with your preferred AI

Pour beaucoup d'entre nous, la maison familiale est l'un des biens les plus précieux de notre vie. Cela vaut tant sur le plan financier que sur le plan émotionnel et en termes de stabilité familiale. Pour de nombreux couples, décider du sort de la maison devient la question centrale et, souvent, la plus difficile à régler dans le cadre d'un divorce.

Cet article explique qui obtient la maison lors d'un divorce au Canada, en accordant une attention particulière aux règles en vigueur au Québec. Plus précisément, nous aborderons les points suivants :

Quelles sont les lois sur le mariage et le divorce au Canada ?

La Constitution du Canada répartit le pouvoir législatif (le pouvoir de légiférer) entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux. Les législateurs fédéraux déterminent qui peut se marier et établissent les motifs légaux de divorce par le biais de la Loi sur le divorce, qui définit le cadre régissant la dissolution d'un mariage. Parallèlement, les gouvernements provinciaux réglementent le partage des biens, définissent les droits relatifs au domicile familial et régissent les procédures judiciaires relevant de leur compétence.

Les législateurs provinciaux établissent les règles écrites régissant le partage des biens. Dans la plupart des provinces, les tribunaux interprètent et développent ces règles à partir de décisions antérieures que les futurs juges doivent suivre (système de common law). Le Québec se distingue en ce qu’il s’appuie principalement sur un Code civil complet plutôt que sur des précédents créés par les juges.

Les gouvernements provinciaux régissent également la procédure judiciaire, c'est-à-dire les étapes nécessaires pour porter une affaire de divorce devant un juge. Au Québec, le Code de procédure civile définit les documents à déposer, les délais, les audiences et les requêtes provisoires, telles que les ordonnances de sauvegarde.

Infographic showing federal legislatures vs provincial legislatures when it comes to divorce in Canada.
Les législateurs fédéraux déterminent qui est légalement marié ou divorcé. Les législateurs provinciaux déterminent les conséquences économiques et civiles du divorce.

Quels sont mes droits sur le domicile familial après un divorce au Canada ?

Au Canada, les règles déterminant qui obtient la maison en cas de divorce varient d'une province à l'autre. Par exemple, en Alberta, la loi qui détermine qui obtient la maison figure dans la Family Property Act, tandis qu'en Ontario, elle est contenue dans la Family Law Act. Bien qu'il existe certaines similitudes générales entre les systèmes, la loi est très différente selon la province dans laquelle vous vous trouvez.

Les règles qui s'appliquent à votre cas particulier dépendent du lieu de résidence habituel d'au moins l'un des conjoints au moment de la séparation, et non du lieu où vous vous êtes mariés ou de l'endroit où se trouvent vos biens. Par exemple, si vous vous êtes mariés en Alberta mais que vous viviez au Québec au moment du divorce, les tribunaux québécois appliquent le Code civil du Québec (CCQ) à votre cas. La loi fédérale, par le biais des articles 3(1), 3(2) et 3(3) de la Loi sur le divorce, habilite les tribunaux à appliquer ces règles.

Ce que prévoit la loi sur le divorce

Si les deux conjoints résident dans des provinces différentes au moment où la procédure de divorce est engagée, l'article 3 de la Loi sur le divorce précise comment la compétence est déterminée :

1. Si une procédure est engagée avant l'autre, le tribunal auprès duquel la première requête a été déposée a compétence exclusive. La procédure engagée ultérieurement est réputée abandonnée.
2. Si les deux procédures sont engagées le même jour et qu’une ordonnance relative à l’exercice des responsabilités parentales est demandée, la Cour fédérale détermine quelle province est compétente. La priorité est généralement accordée à la province où l’enfant a sa résidence habituelle.
3. Si les deux procédures sont engagées le même jour et qu’aucune ordonnance relative à l’exercice des responsabilités parentales n’est en jeu, la Cour fédérale décide quel tribunal conservera sa compétence. Elle tiendra généralement compte du dernier lieu de vie commune des époux et, si nécessaire, déterminera quel tribunal est le plus approprié pour connaître de l’affaire.

Quels sont mes droits sur le domicile familial après un divorce au Québec ?

Les articles 401 à 415 du Code civil du Québec énoncent vos droits sur le domicile familial pendant le mariage et jusqu'au moment du divorce. Vous bénéficiez automatiquement de ces droits en vertu de la loi, même si votre contrat de mariage contient des dispositions différentes.

Selon la loi, les deux conjoints ont des droits sur toutes les résidences utilisées par la famille (par exemple, la résidence principale et la résidence secondaire), quel que soit le nom figurant sur le titre de propriété. Vos droits sur le domicile familial comprennent :

Voyons maintenant ce que cela signifie.

Droits financiers sur le logement familial

Au Québec, la loi prévoit qu’un conjoint ne peut vendre, donner ou céder de quelque autre manière que ce soit la propriété du domicile familial sans le consentement de l’autre conjoint ou sans l’autorisation du tribunal. De cette manière, la loi protège les intérêts financiers de chaque conjoint dans le domicile familial.

Si l’un des conjoints agit sans le consentement de l’autre, vous pouvez demander l’annulation de la transaction, à condition que les conditions légales soient remplies. Le conjoint peut également réclamer une indemnisation financière pour les dommages subis à la suite de la transaction non autorisée.

La loi prévoit également qu’aucun des conjoints ne peut louer le domicile familial, l’hypothéquer (y grever d’une hypothèque) ou porter atteinte de quelque manière que ce soit aux droits sur ce domicile sans le consentement de l’autre conjoint, sauf autorisation du tribunal.

Protection contre la vente unilatérale de la résidence familiale

Comme nous l'avons vu, la loi stipule qu'un conjoint ne peut vendre, donner ou céder la propriété du domicile familial sans le consentement de l'autre conjoint.

Cependant, même si c'est la loi, une vente peut parfois être conclue si l'acheteur n'est pas au courant de l'existence de votre conjoint et agit de « bonne foi ». Pour vous protéger contre cela, vous pouvez demander à un agent immobilier ou à un notaire de déposer une déclaration de résidence familiale au Registre foncier du Québec. Cela avertit les acheteurs potentiels que le bien est une résidence familiale et que le consentement des deux conjoints est requis avant qu'il puisse être vendu.

Infographic showing the Quebec family home protections
Vous ne pouvez pas vendre la résidence familiale sans le consentement des deux conjoints.

Occupation temporaire après la séparation

Le tribunal vous accorde le droit d'occuper temporairement votre résidence familiale après un divorce dans trois situations spécifiques.

3 Ways You Can Temporarily Stay in the Family Home After Divorce
3 façons de rester temporairement dans le domicile familial après un divorce

Premièrement, si vous déposez une déclaration de résidence familiale et qu'un acheteur acquiert malgré tout le logement, la loi vous autorise à continuer d'y vivre en tant que locataire selon les règles standard de location jusqu'à ce que le tribunal statue sur le partage du bien.

Deuxièmement, le tribunal peut accorder temporairement l'usage exclusif du domicile familial à l'un des conjoints. Il s'agit souvent du parent qui a la garde principale des enfants pendant la procédure de divorce. Pour bénéficier de cette protection, un conjoint doit déposer une demande d'ordonnance de sauvegarde ou de mesures provisoires dans le cadre de la procédure de divorce. Si l'un des conjoints a déjà quitté le domicile, le tribunal maintiendra souvent le statu quo en accordant l'occupation exclusive temporaire au conjoint qui reste dans le logement, en particulier lorsque cela favorise la stabilité des enfants.

Troisièmement, si le domicile familial est loué plutôt qu'en propriété, le tribunal peut transférer le bail d'un conjoint à l'autre pendant la procédure de séparation, de divorce ou d'annulation. Cela permet au conjoint non locataire de continuer à occuper le domicile pendant que la procédure judiciaire est en cours.

Usufruit ou propriété accordés par le tribunal

Au Québec, la procédure de divorce ne se déroule pas en une seule audience. Après avoir déposé et signifié une demande de divorce, plusieurs mois s'écoulent souvent avant que le tribunal ne tienne l'audience finale. Pendant ce temps, l'un ou l'autre des conjoints peut demander au tribunal des mesures de protection temporaires par le biais d'une ordonnance de sauvegarde (en cas d'urgence) ou de mesures provisoires (ordonnances temporaires qui restent en vigueur jusqu'au jugement définitif).

À ce stade intermédiaire, vous pouvez demander au tribunal de se prononcer sur des questions importantes telles que :

  • Qui aura le droit de visite temporaire ou la responsabilité décisionnelle concernant les enfants
  • La pension alimentaire provisoire pour les enfants ou pour le conjoint
  • Qui peut rester dans le domicile familial
  • Qui doit payer l'hypothèque, le loyer ou les dépenses du ménage
  • Le tribunal doit-il empêcher l'un des conjoints de vendre, d'hypothéquer ou de disposer de quelque manière que ce soit du bien immobilier

Les avocats demandent généralement au tribunal de rendre une ordonnance de protection lorsqu'ils ont besoin d'une action immédiate pour prévenir tout préjudice ou toute instabilité au sein de la famille. Le tribunal peut accorder des ordonnances de protection temporaires afin de mettre en place un dispositif structuré qui assure la stabilité de la famille jusqu'à ce que le divorce soit prononcé.

Comment le tribunal partage-t-il le domicile familial en cas de divorce ?

Au Québec, le CCQ regroupe certains biens, dont le domicile familial, au sein de ce qu’il appelle le patrimoine familial. Il exige ensuite que les conjoints partagent ces biens à parts égales (50/50) lors du divorce, sous réserve d’exceptions limitées. Il existe certains cas limites courants, notamment :

Examinons maintenant chacune de ces situations.

Infographic showing how Quebec divorce law divides the family home under the Civil Code of Québec through the family patrimony and a 50/50 split between spouses.
Au Québec, le Code civil exige que les biens matrimoniaux essentiels — y compris le logement familial — soient regroupés dans le patrimoine familial et, en règle générale, partagés à parts égales entre les époux en cas de divorce.

Card Title

Card text content goes here.

Foire aux questions sur l'attribution de la maison en cas de divorce au Canada

Dans cette section, nous répondons à certaines questions fréquentes concernant l'attribution de la maison lors d'un divorce au Canada. Les réponses sont basées sur le système en vigueur au Québec. Pour obtenir des informations sur la situation dans votre province, contactez un cabinet d'avocats local dans la province où vous résidiez au moment de votre divorce.

Qu'advient-il d'une maison que je possédais avant le mariage ?

Si l'un des conjoints a acheté la maison avant le mariage et a entièrement remboursé l'hypothèque, la loi inclut tout de même la maison dans le patrimoine familial et prévoit un partage à parts égales (50/50). Cependant, le CCQ permet à un conjoint de déduire la valeur des biens qu'il possédait au moment du mariage de la valeur totale avant que les conjoints ne partagent le patrimoine familial à parts égales.

Par exemple, si vous avez acheté une maison pour 300 000 $ avant le mariage et que la valeur de la propriété est désormais de 500 000 $, le calcul du patrimoine net commencera ainsi :

Exemple : maison acquise avant le mariage
Point de départ :
500 000 $
Valeur marchande au moment de la séparation
Déduire :
300 000 $
Valeur de la maison à la date du mariage
Résultat :
200 000 $
d'augmentation de valeur pendant le mariage
200 000 $ ÷ 2 = 100 000 $ chacun
Dans cet exemple simplifié, seule l'augmentation de valeur survenue pendant le mariage est répartie à parts égales entre les époux en vertu des règles du patrimoine familial du Québec.

Par ailleurs, si l'un des conjoints a acheté la maison avant le mariage, mais qu'il y avait encore une hypothèque sur la propriété au moment du mariage, la loi inclut l'augmentation de la valeur nette de la maison pendant le mariage dans le partage du patrimoine familial. Pour calculer cela, vous devez :

  1. Déterminer la valeur nette à la date du mariage (valeur marchande moins le solde de l'hypothèque à cette date).
  2. Déterminer la valeur nette à la date de la séparation ou du divorce (valeur marchande moins le solde restant de l'hypothèque).
  3. Soustrayez la valeur nette au moment du mariage de la valeur nette au moment de la séparation.

Les époux ne partagent alors que l'augmentation de valeur survenue pendant le mariage, et ils se la partagent généralement à parts égales.

Logement acheté avant le mariage avec un prêt hypothécaire existant
Valeur nette au moment du mariage :
200 000 $
Valeur marchande 500 000 $ moins hypothèque 300 000 $
Valeur nette au moment de la séparation :
600 000 $ (valeur
marchande de 700 000 $ moins l'hypothèque de 100 000 $)
Augmentation pendant le mariage :
400 000 $
Valeur nette à la séparation moins valeur nette au moment du mariage
400 000 $ ÷ 2 = 200 000 $ chacun
Seule l'augmentation de la valeur nette de la maison pendant le mariage est incluse dans le patrimoine familial. Chaque conjoint reçoit généralement la moitié de cette augmentation en vertu de la loi québécoise.

Free Instant Valuation

Find out how much your home is worth with our online tool.

Qu'advient-il de la maison que j'ai achetée pendant le mariage ?

Le patrimoine familial comprend toutes les résidences utilisées par la famille, y compris la résidence principale et les résidences secondaires. Par exemple, si vous possédez une maison individuelle à Montréal et un appartement en copropriété en Floride que vous utilisez pour vous évader pendant l'hiver, celui-ci est considéré comme une résidence familiale si votre famille y vit pendant au moins 30 jours au cours d'une période de 12 mois.

La loi inclura à la fois la valeur nette de la résidence principale et celle de toute résidence secondaire dans le patrimoine familial. Pour calculer la valeur nette, il faut soustraire l'hypothèque et toute dette connexe de la valeur marchande de la maison. Les conjoints se partagent ensuite cette valeur nette à parts égales lors de leur séparation ou de leur divorce.

Contrairement à une maison acquise avant le mariage, il n'y a pas de déduction pour possession antérieure, car la maison n'existait pas avant le mariage.

Logement acheté pendant le mariage
Prix d'achat à l'acquisition :
400 000 $
Prix payé pendant le mariage
Solde restant de l'hypothèque au moment de la séparation :
150 000 $ Solde
restant dû au moment du divorce/de la séparation
Valeur nette au moment de la séparation :
250 000 $
Valeur marchande moins l'hypothèque
250 000 $ ÷ 2 = 125 000 $ chacun
Comme la maison a été achetée pendant le mariage, la **valeur nette totale** au moment de la séparation est incluse dans le patrimoine familial. En vertu de la loi québécoise, chaque conjoint reçoit généralement la moitié de cette valeur.

Remarque

Les travaux de rénovation ou d'amélioration financés par les revenus du couple augmentent la valeur nette et sont inclus dans le patrimoine familial. Toutefois, si l'un des conjoints a financé ces travaux à l'aide de biens personnels exclus (héritage, économies antérieures au mariage), vous pourriez avoir droit à une déduction, mais vous devrez fournir des reçus et d'autres preuves tangibles.

Que se passe-t-il si j'hérite d'une maison pendant mon mariage ?

La loi québécoise exclut généralement les biens hérités du patrimoine familial, de sorte que le conjoint héritier est l'unique propriétaire de la maison. Sauf si :

  1. La maison est considérée comme une résidence familiale. En règle générale, si un membre de la famille y réside pendant plus de 30 jours au cours d’une période de 12 mois, la loi peut la considérer comme une résidence familiale et l’inclure dans le patrimoine familial.
  2. Les époux utilisent les fonds du couple pour rembourser l'hypothèque. Si la maison est grevée d'une hypothèque et que les époux utilisent les fonds du couple pour la rembourser, la loi peut inclure la maison dans le patrimoine familial.
  3. Les époux utilisent des fonds matrimoniaux pour rénover le logement. Si les époux effectuent des travaux de rénovation à l'aide de fonds matrimoniaux et que ces travaux augmentent la valeur marchande du logement, la loi peut inclure cette plus-value dans le patrimoine familial.

Qu'en est-il d'une résidence secondaire ou d'une maison de vacances ?

L'article 415 du CCQ inclut dans le patrimoine familial toutes les résidences utilisées par la famille, et pas seulement la résidence principale. Cela peut inclure des résidences secondaires telles que des chalets, des copropriétés ou des maisons de campagne, que la famille utilise pendant une partie de l'année. Le facteur clé ici est que le bien doit être utilisé régulièrement par l'un des conjoints ou par les enfants. Une utilisation régulière signifie généralement que l'un des conjoints ou les enfants doivent vivre dans la résidence pendant au moins 30 jours au cours d'une période de 12 mois.

Remarque

Si vous êtes propriétaire d'un bien immobilier générant des revenus locatifs et que ce logement est principalement loué à des fins d'investissement, il ne sera peut-être pas pris en compte, sauf si la famille l'utilise régulièrement.

Que se passe-t-il si la maison est détenue en copropriété avec une autre personne ?

Si vous êtes copropriétaire de votre logement avec une personne extérieure au mariage, comme un frère ou une sœur, un ami ou un parent, le Québec applique les règles du patrimoine familial uniquement à votre part de la propriété. Par exemple, si vous possédez 50 % d’un appartement en copropriété avec un frère ou une sœur et que votre conjoint y réside, le tribunal n’inclut que votre part de 50 % dans le calcul du patrimoine familial.

Si les deux conjoints sont copropriétaires du bien, le tribunal considère la valeur totale de la maison comme faisant partie du patrimoine familial.

Comment les prêts hypothécaires ou les dettes sont-ils traités ?

L'article 416 du CCQ stipule que lors du partage du patrimoine familial, le tribunal déduira les dettes et toute autre charge de la valeur des biens. Cela inclut les hypothèques, les prêts et les autres dettes liées à la résidence familiale, par exemple une hypothèque de construction.

Si la maison a perdu de la valeur, par exemple si la valeur marchande moins la dette restante est négative, alors tout créancier (par exemple le prêteur hypothécaire) a un droit de priorité sur le bien en vertu des termes de son contrat individuel. Bien que dans cette situation, il n’y ait pas de valeur nette à partager, les conjoints peuvent tout de même être solidairement responsables de la dette hypothécaire, s’ils en sont tous deux cosignataires.

Que se passe-t-il si j'ai effectué des rénovations importantes dans la maison ?

Au Québec, les conjoints qui effectuent des rénovations majeures à la maison familiale pendant leur mariage peuvent avoir une incidence sur le patrimoine familial. L'incidence dépend de l'origine des fonds utilisés pour les travaux et du fait que la maison fasse partie ou non du patrimoine.

Si les conjoints utilisent des fonds matrimoniaux, tels que les revenus gagnés pendant le mariage ou l'argent d'un compte commun, pour payer les rénovations, et que ces rénovations augmentent ou diminuent la valeur nette de la maison, la loi inclut cette variation de valeur dans le patrimoine familial.

Toutefois, si vous financez les travaux de rénovation à l'aide de vos fonds personnels, tels qu'un héritage, des économies accumulées avant le mariage ou un don en argent, la loi n'inclut pas l'augmentation ou la diminution de valeur qui en résulte dans le patrimoine familial.

Pour prouver l'origine des fonds utilisés pour les travaux de rénovation, vous devez tenir une comptabilité claire. Conservez toujours les reçus, les factures et les preuves de paiement afin de pouvoir démontrer exactement comment vous avez financé les travaux. Sans documentation appropriée, vous pourriez avoir des difficultés à prouver que vous avez utilisé des fonds personnels.

Que se passe-t-il si la maison est détenue par une fiducie ou appartient à une société ?

Si vous détenez le bien immobilier dans une fiducie ou une société, la loi n'intègre pas automatiquement le bien lui-même au patrimoine familial. Au contraire, la loi considère uniquement l'intérêt bénéficiaire que vous détenez dans la fiducie ou la société comme faisant partie du patrimoine familial.

Le tribunal détermine la valeur de votre droit de jouissance aux fins du partage du patrimoine. Si votre conjoint détient également un droit de jouissance, le tribunal ajoute le droit de jouissance de votre conjoint au patrimoine familial avant de le partager.

Remarques finales

Si le gouvernement fédéral fixe les règles en matière de divorce au Canada, ce sont les gouvernements provinciaux qui élaborent les lois régissant le partage des biens. Ces lois varient considérablement d’une province à l’autre. Si vous souhaitez savoir qui obtient la maison en cas de divorce au Canada, vous devez consulter les lois en vigueur dans votre province.

Lorsque le tribunal décide qui obtient la maison lors d'un divorce au Canada, il exige des preuves claires. Vous devez fournir des documents tels que l'acte de vente ou le titre de propriété, les relevés hypothécaires, les relevés bancaires, les preuves de paiement et tout accord pertinent (tel qu'un contrat de mariage ou une convention de séparation) pour étayer votre demande. Le tribunal ne se fondera pas uniquement sur votre version des faits ; vous devez prouver votre position à l'aide de documents appropriés.

En savoir plus sur le partage des biens lors d'un divorce au Canada

Passez à l'étape suivante

Trouvez un agent immobilier de premier ordre dans votre région pour vous aider à acheter la maison de vos rêves