J'ai vécu dans l'arrondissement du Sud-Ouest de Montréal pendant six ans.
Pendant cette période, je me promenais régulièrement dans les différents quartiers. Cela incluait Ville-Émard, où j'ai plusieurs amis que je continue de voir aujourd'hui. Dans cet article, je vais vous dire tout ce qu'il faut savoir sur la vie à Ville-Émard. Plus précisément, j'aborderai les points suivants :
- Où se trouve Ville-Émard ?
- Quelle est l'histoire de Ville-Émard ?
- À quoi ressemble la vie à Ville-Émard aujourd'hui ?
- Données démographiques de Ville-Émard
- Les trajets domicile-travail à Ville-Émard
- Ville-Émard est-elle une ville sûre ?
- Comment sont les écoles à Ville-Émard ?
- Comment se porte le marché immobilier à Ville-Émard ? (4e trimestre 2025)
- Conclusion
Où se trouve Ville-Émard ?
Ville-Émard est situé dans l'arrondissement Sud-Ouest de Montréal. C'est un quartier calme, essentiellement résidentiel, situé juste à l'ouest de Côte-Saint-Paul et du boulevard Monk, et à l'est de LaSalle. Il est délimité au nord par le canal de Lachine et au sud par LaSalle et le canal de l'Aqueduc.
Quelle est l'histoire de Ville-Émard ?
À l'origine, Ville-Émard faisait partie de Côte-Saint-Paul. À ce titre, c'était une zone agricole, occupée par une ou deux fermes. La construction du canal de Lachine en 1825 a eu trois conséquences sur la région. Premièrement, elle a permis aux navires marchands de naviguer vers et depuis le centre du Canada. Lorsque les navires arrivaient à Montréal, ils avaient besoin d'un endroit pour décharger et charger leurs marchandises. Il s'agissait d'une tâche très manuelle qui nécessitait beaucoup de main-d'œuvre.
Les navires devaient également être réparés avant de remonter le canal, de rejoindre les Grands Lacs ou de traverser l’océan Atlantique. Ces travaux étaient effectués à Griffintown, un quartier spécialement construit pour ces activités. Les ouvriers vivaient dans les villes voisines de Saint-Henri, Pointe-Saint-Charles et Côte-Saint-Paul.
Deuxièmement, le canal de Lachine a également donné naissance à un centre d'énergie hydroélectrique. Le canal présente une dénivellation de 13,5 mètres. La chute d'eau était utilisée pour actionner des roues hydrauliques à l'intérieur des usines. Cela signifiait que les abords du canal constituaient un emplacement idéal pour construire des usines. Une fois les usines développées, elles avaient besoin de plus de travailleurs, et ces personnes sont venues s'installer dans les villes voisines.
Troisièmement, il y avait une forte demande pour un chemin de fer afin de faciliter le transport des produits par voie terrestre. Cela a conduit à la construction du premier chemin de fer du Canada, qui traversait Montréal, en 1847. Comme pour les autres développements, le chemin de fer a entraîné une demande de main-d'œuvre pour l'exploiter. Ces personnes vivaient dans les villes environnantes.
Au cours du XIXe siècle, la population du sud-ouest de Montréal a connu une croissance spectaculaire. Cela a transformé les petites villes et les terres agricoles qui s'étendaient le long des rives du canal en biens immobiliers de premier choix. Des promoteurs immobiliers ont racheté ces terrains et y ont construit des logements à bas prix. Joseph-Ulric Émard était l'un de ces hommes d'affaires.
1899 – La création de Ville-Émard
Le 3 mars 1899, le journal économique Le prix courant annonçait, dans sa rubrique « Ventes à Montréal », une transaction entre Ann Ryan, veuve de William B. Davidson, et Joseph-Ulric Émard. Émard aurait acheté à la famille Davidson une parcelle de terrain de 77,5 acres à Côte-Saint-Paul pour la somme de 18 919,61 $.

Peu après, Émard a créé la Compagnie des terres de la banlieue de Montréal avec ses associés, dont M. Monk. Ensemble, les associés ont loti le terrain et tracé de nouvelles rues.
Après 1902, la zone appartenant à Émard est devenue une municipalité indépendante. Cette municipalité s'appelait Village du Boulevard-Saint-Paul. Émard en est devenu le maire et a changé son nom pour Ville-Émard.

En 1910, alors que la ville de Montréal s'étendait, les petits quartiers peinaient à générer les recettes fiscales provenant de leurs résidents qui étaient nécessaires pour investir dans la modernisation des infrastructures. Cela a conduit la ville de Montréal à annexer Ville-Émard et Côte-Saint-Paul en 1910.
À quoi ressemble la vie à Ville-Émard aujourd'hui ?
Aujourd'hui, Ville-Émard est l'un des quartiers les plus calmes, résidentiels et stables du Sud-Ouest. Très similaire à Côte-Saint-Paul, Ville-Émard a échappé à la vague de gentrification qui a balayé l'arrondissement du Sud-Ouest. Cela en fait un quartier stable, à vocation familiale, où vivent principalement des classes moyennes et moyennes-inférieures.

Ville-Émard est incroyablement praticable à pied. La plupart des résidents se trouvent à 10-15 minutes à pied de la station de métro Monk ou de celle d'Angringon (dans le quartier voisin de LaSalle). Bien qu'il n'y ait que deux parcs situés physiquement à l'intérieur de Ville-Émard, plusieurs grands parcs sont accessibles à pied depuis les limites du quartier. Parmi ceux-ci, on trouve le parc Angringon (l'un des plus grands espaces verts ouverts de Montréal) et le parc Ignace-Bourget, qui comprend des collines où les résidents peuvent skier en hiver. Le canal de Lachine est également à proximité, offrant aux résidents l'accès à une piste cyclable qui s'étend du parc René-Lévesque jusqu'au Vieux-Port historique de Montréal.

Le parc immobilier se compose principalement de duplex et de triplex anciens (années 1920 à 1960). Construits à l'origine pour loger les ouvriers d'usine, ces immeubles ont un cachet typiquement « montréalais », avec leurs escaliers en fer forgé à l'avant. En raison de leur âge, ces propriétés présentent toutefois certains inconvénients. Par exemple, beaucoup ont des fondations en blocs qui, si elles ne sont pas correctement traitées, peuvent entraîner l'apparition de moisissures.

Ville-Émard a également réussi à conserver de nombreux bâtiments anciens, comme l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours (aujourd’hui le Théâtre Paradoxe). Cela s'explique par son histoire, son zonage et son éloignement du corridor de réaménagement du canal. Cela lui a permis d'échapper aux projets de rénovation urbaine qui ont entraîné la démolition quasi totale de quartiers comme Griffintown. Ces bâtiments anciens, associés à la facilité de déplacement à pied dans le quartier, confèrent à Ville-Émard l'atmosphère d'un village ouvrier, situé en plein cœur de Montréal.

Après la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de milliers de familles italiennes ont immigré à Montréal. Beaucoup de ces Italiens se sont installés à Ville-Émard et y sont restés. Pendant un certain temps, cela a donné au quartier une atmosphère italienne. Cependant, cette époque est en grande partie révolue. Il conserve néanmoins un caractère calme, ouvrier et familial, avec des prix modestes (par rapport à d’autres quartiers de l’île), des logements anciens et des résidents de longue date.
Données démographiques de Ville-Émard
Ville-Émard est un quartier stable, modeste, de classe ouvrière à moyenne inférieure, avec de profondes racines résidentielles. Selon les données du recensement de 2021, le secteur combiné de Ville-Émard et de Côte-Saint-Paul a connu une croissance lente et régulière, avec une population d’un peu plus de 36 000 habitants. Environ 52 % des résidents vivent à la même adresse depuis au moins cinq ans, ce qui est élevé pour un quartier du centre-ville et témoigne d’une communauté soudée et établie de longue date. La répartition par âge est équilibrée : environ 14 % d’enfants, 60 % d’adultes en âge de travailler et 17 % de personnes âgées, ce qui confère au quartier un caractère multigénérationnel façonné par des familles de longue date et des résidents plus âgés qui ne sont jamais partis.
Sur le plan économique, Ville-Émard reflète son histoire de quartier résidentiel ouvrier qui s’est développé pendant l’ère industrielle de Montréal. Le revenu médian des ménages s’établit autour de 59 000 $, soit un niveau inférieur à la moyenne de la ville, et le quartier affiche un taux de diplômés universitaires plus faible que de nombreux quartiers voisins, avec seulement environ 20 à 21 % des adultes titulaires d’un diplôme universitaire. De nombreux résidents travaillent dans les métiers manuels, les transports, le commerce de détail et les services. Combiné à un parc immobilier vieillissant et à des loyers relativement bas, cela crée une atmosphère terre-à-terre, typique de la classe ouvrière, plutôt qu’une atmosphère en pleine gentrification.
Sur le plan culturel, Ville-Émard est principalement francophone mais remarquablement diversifié. Environ 30 % des habitants sont des immigrants et 32 % s’identifient comme appartenant à une minorité visible, avec des communautés importantes d’origine italienne, latino-américaine, arabophone et vietnamienne. Le paysage immobilier est dominé par les duplex et les triplex, avec environ 64 % des habitants en location et 36 % en propriété, ce qui contribue à maintenir l’accessibilité financière et à ralentir la rotation spéculative. Dans l’ensemble, la démographie de Ville-Émard dépeint un quartier calme, traditionnel et axé sur la famille, qui a connu une gentrification bien moindre que Saint-Henri ou Griffintown, et qui conserve l’atmosphère stable et authentique du « vieux Montréal ».
Les trajets domicile-travail à Ville-Émard
Dans cette section, nous examinons ce à quoi ressemble la vie quotidienne à Ville-Émard en utilisant les trois principaux moyens de transport :
Voiture
Conduire à Ville-Émard est généralement simple. Le quartier se compose de rues résidentielles calmes où la circulation locale est peu dense. Il est généralement plus facile de se garer dans la rue qu’à Saint-Henri ou à Verdun, des quartiers plus denses. Comme les rues ont été tracées selon un simple quadrillage au début du XXe siècle, il est facile de s’y repérer et les embouteillages sont rares en dehors des heures de pointe sur le boulevard Monk.
Ville-Émard est également située à proximité de plusieurs axes routiers importants. Ceux-ci offrent aux résidents des liaisons rapides et directes vers :
- Boulevard De La Vérendrye (axe est-ouest traversant Ville-Émard et Côte-Saint-Paul)
- Autoroute 15 / Décarie (vers le nord en direction de NDG et de l'Ouest-de-l'Île)
- Autoroute 20 (vers l'est jusqu'au centre-ville, vers l'ouest jusqu'à l'aéroport et Dorval)
- Boulevard Monk (liaison nord-sud vers Côte-Saint-Paul, Verdun et le canal)
Depuis Ville-Émard, vous pouvez rejoindre Lasalle, Verdun, Côte-Saint-Paul, Saint-Henri, l'hôpital Glen du CUSM et le centre-ville en quelques minutes. Il y a également de nombreuses stations Communauto autour des stations de métro Monk et Jolicoeur. Communauto est un service de location de voitures en libre-service accessible aux résidents de Montréal via une application. De nombreux habitants préfèrent utiliser Communauto plutôt que de posséder leur propre voiture.
Transports en commun (métro et bus)
Les transports en commun constituent l’un des principaux atouts de Ville-Émard. Le quartier est desservi par deux stations de métro de la ligne verte :
- Monk (au cœur de Ville-Émard)
- Angrignon (dans le quartier voisin de LaSalle, mais à quelques minutes à pied ou en bus)
La plupart des logements se trouvent à 10-15 minutes à pied de l'une de ces stations, ce qui permet aux résidents de se rendre rapidement et sans changement à :
- du centre-ville de Montréal
- Verdun
- Atwater / Westmount
- Berri-UQAM (Gare centrale)
- Terminus d'Angrignon (pour les bus régionaux et le shopping)
Depuis Monk, les usagers peuvent également rejoindre Lionel-Groulx en quelques arrêts seulement, où ils trouveront une correspondance avec la ligne Orange et le bus 747 pour l'aéroport.
Le réseau de bus est également excellent. Les lignes desservent :
- Boulevard Monk
- Boulevard De La Vérendrye
- Boulevard Newman
- Rue Crawford
Ces axes relient directement Ville-Émard à Angrignon, Lasalle, Verdun, Saint-Henri, le marché Atwater et le super-hôpital du CUSM. Pour un quartier résidentiel de type suburbain, l'accès aux transports en commun est très bon.
Vélo
Ville-Émard est un quartier agréable pour les cyclistes. Les résidents peuvent facilement accéder au canal de Lachine en se dirigeant vers l'est en direction de Monk ou de Jolicoeur et en rejoignant le réseau cyclable. Une fois sur la piste du canal, les cyclistes peuvent rejoindre :
- Le marché Atwater (10 à 15 minutes)
- Saint-Henri (10 minutes)
- Vieux-Port (15 minutes)
- Front de mer de Lasalle (15 à 20 minutes)
À Ville-Émard même, il est facile de se déplacer à vélo grâce aux rues plates, à la circulation peu dense et à un réseau croissant de pistes cyclables. Des stations BIXI sont situées autour des stations de métro Monk et Jolicoeur, dans les parcs et dans les rues commerçantes. De nombreux habitants choisissent le vélo pour faire leurs courses ou se rendre au travail, car c'est souvent plus rapide que de prendre la voiture vers l'est en direction du quartier Atwater.
Ville-Émard est-elle un quartier sûr ?
Selon les données du SPVM pour le poste de police 15, qui couvre Ville-Émard, Côte-Saint-Paul et certaines parties du Sud-Ouest, le quartier affiche des taux de criminalité modérés mais généralement inférieurs à la moyenne par rapport aux quartiers plus centraux de Montréal. Les totaux annuels se situent généralement autour de 35 crimes pour 1 000 habitants, ce qui place Ville-Émard dans une catégorie plus sûre que les quartiers à plus forte densité tels que Saint-Henri, Little Burgundy ou Griffintown, adjacent au centre-ville. Les infractions contre les biens sont présentes mais ne sont pas anormalement élevées, et les infractions contre les personnes restent relativement faibles pour un environnement urbain. Comme dans la majeure partie du Sud-Ouest, la criminalité globale dans le secteur a diminué de façon constante au cours de la dernière décennie.
Concrètement, Ville-Émard donne l’impression d’être un quartier résidentiel calme et bien établi. Sa stabilité tient aux résidents de longue date, à un faible taux de rotation et à l’absence de vie nocturne. Cela signifie que la plupart des rues restent calmes le soir. Les zones situées autour des blocs typiques de duplex et de triplex, entre le boulevard Monk et Angrignon, offrent une atmosphère détendue et sécuritaire pour se promener, se rendre au travail ou élever une famille. L’activité diurne y est modérée, et le quartier ne connaît pas le genre de désordre tardif que l’on observe parfois autour des bars, des restaurants et des stations de métro très fréquentées de Saint-Henri ou de Little Burgundy.
Cela dit, comme dans tout quartier de Montréal, la sécurité peut varier selon les micro-zones. Le boulevard Monk et les rues immédiatement adjacentes à la station de métro Monk peuvent sembler plus animés et parfois chaotiques la nuit en raison d’une forte affluence piétonne et de l’activité commerciale à proximité. Quelques incidents mineurs, nuisances sonores ou petits vols ont été signalés autour de ces artères, mais ceux-ci sont généralement ponctuels plutôt que systématiques. Dans l'ensemble, Ville-Émard est considéré comme un quartier généralement sûr, stable et prévisible, avec un fort caractère résidentiel.
Comment sont les écoles à Ville-Émard ?
Ville-Émard dispose d'un choix modeste mais solide d'écoles publiques. Au sein même du quartier, on trouve deux écoles primaires francophones, une école secondaire francophone, aucune école primaire anglophone, et trois écoles secondaires anglophones situées dans les quartiers voisins. Comme partout au Québec, l'admissibilité à une école dépend de votre adresse de résidence et des règles de la Loi 101 ; le meilleur moyen de confirmer les options qui s'offrent à votre enfant est donc de vous renseigner auprès de la commission scolaire compétente.
Ville-Émard relève principalement du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB), qui gère les principales écoles primaires du quartier — l’École primaire Édouard-Laurin et l’École primaire Saint-Jean-de-Matha — ainsi que l’école secondaire locale, l'École secondaire Cavelier-De LaSalle, située juste de l'autre côté de la frontière à LaSalle, mais fréquentée par de nombreux élèves de Ville-Émard. Certaines parties de la zone plus large relèvent également du Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM).
Les familles qui remplissent les conditions requises pour bénéficier d’un enseignement en anglais en vertu de la Loi 101 du Québec relèvent de la Commission scolaire English-Montréal (EMSB). Bien que Ville-Émard ne compte pas d’école primaire anglophone sur son territoire, des écoles secondaires anglophones telles que la Westmount High School, la James Lyng High School et la Lester B. Pearson High School sont situées dans les quartiers adjacents et accueillent les élèves locaux qui remplissent les conditions d’admissibilité.
Dans l’ensemble, le réseau scolaire de Ville-Émard reflète le caractère calme et résidentiel du quartier : des écoles de petite taille, une forte présence de l’enseignement en français et un accès à proximité à des options d’enseignement en anglais dans les districts voisins.
À quoi ressemble le marché immobilier de Ville-Émard ? (4e trimestre 2025)
| Métrique | Ville-Émard | Régional (à titre de comparaison) |
|---|---|---|
| Prix moyen demandé (toutes les propriétés) | 456 300 | 770 300 |
| Surface habitable moyenne | 899 pieds carrés | 1 200 pieds carrés |
| Jours sur le marché | 50 jours | 88 jours |
Côte-Saint-Paul reste l'un des coins les plus abordables du Sud-Ouest, avec un prix demandé moyen d'environ 456 000 $, des copropriétés avoisinant les 485 000 $ et des immeubles à logements multiples se négociant généralement entre 600 000 et 700 000 $, tous se vendant plus rapidement que la moyenne régionale.
Conclusion
Ville-Émard fait partie de ces quartiers montréalais qui offrent bien plus que ce à quoi la plupart des gens s’attendent. Il est proche de nombreux lieux prisés, notamment le métro, les grands axes routiers, le canal de Lachine et le centre-ville de Montréal. Malgré cela, il a su conserver une atmosphère résidentielle calme et traditionnelle, de plus en plus rare dans la ville.
Il est plus abordable que Saint-Henri, Verdun ou Griffintown, et bien qu'il ne bénéficie pas de la même effervescence ni de la même vie nocturne, il profite des mêmes commodités que le reste du Sud-Ouest : espaces verts, pistes cyclables, commerces de proximité et liaisons rapides vers le centre-ville.
Ce qui distingue Ville-Émard, c'est sa stabilité. Avec des résidents de longue date, un faible taux de rotation et des pressions de gentrification moins fortes, le quartier a su conserver son identité d'une manière que beaucoup d'autres n'ont pas su faire.
Pour quiconque recherche un quartier de Montréal pratique, ancré dans la réalité et adapté aux familles, sans pour autant sacrifier l’accessibilité ou la commodité, Ville-Émard reste une option sous-estimée et véritablement agréable à vivre.