Le Québec compte 7 types de maisons différents, chacun comprenant de nombreux sous-types. Le diagramme ci-dessous donne un aperçu des différents types de maisons au Canada.

Dans cet article, nous analysons comment chaque type de maison correspond à différents styles de vie, budgets et emplacements. Nous vous donnons également des conseils d’experts pour choisir celui qui vous convient le mieux.
Ce qu'il faut savoir sur les différents types de maisons au Québec
– L’offre totale de logements, ainsi que la demande future prévue pour chaque type de maison au Québec, ont une incidence directe sur les prix. Par exemple, la rareté des terrains et la hausse des coûts de construction ont fait grimper les prix des maisons individuelles, tandis que le développement accru des copropriétés et des logements locatifs a contribué à stabiliser les prix dans les zones urbaines densément peuplées.
– Chaque type de logement présente des avantages et des inconvénients, selon le mode de vie et le budget. Un appartement dans un immeuble en hauteur du centre-ville peut être idéal pour les jeunes professionnels qui recherchent la commodité et un entretien réduit, tandis que les maisons mitoyennes ou les immeubles collectifs séduisent davantage les familles qui recherchent plus d’espace à moindre coût.
– Selon le recensement de 2021, la plupart des logements au Québec étaient des maisons individuelles (environ 45 %), suivies par les appartements dans des immeubles de moins de cinq étages (environ 37 %), et dans une moindre mesure, les duplex, les triplex et les copropriétés dans des immeubles plus hauts.
– Depuis lors, la construction de nouveaux condominiums a ralenti, tandis que les projets de logements locatifs et de densité moyenne ont augmenté. C’est particulièrement le cas à Montréal, à Laval et à Québec. (Rapport sur l’offre de logements, automne 2025)
– Si ces tendances se poursuivent, les cinq prochaines années verront probablement apparaître des logements plus denses, davantage de locations et des développements créatifs de type « missing middle » (comme des maisons mitoyennes empilées et des petits immeubles) à mesure que les villes s’efforceront de trouver un équilibre entre accessibilité financière, durabilité et superficie limitée.
1. Maisons individuelles
Une maison individuelle (parfois appelée maison unifamiliale) est un bâtiment résidentiel indépendant qui ne partage aucun mur avec une autre propriété.

Au Québec, les propriétaires d’une maison individuelle sont propriétaires à la fois de la maison et du terrain sur lequel elle est construite. Cela signifie qu’ils sont libres d’aménager ou de modifier la propriété, à condition que les travaux de construction soient conformes aux règlements locaux en matière de zonage et de voisinage.
Les propriétaires de maisons individuelles sont également entièrement responsables de l’entretien de leur propriété. Il n’y a pas de murs communs ni de frais partagés. Si quelque chose se casse, le propriétaire doit couvrir les frais de réparation, sous peine de voir la maison se détériorer. De plus, comme les maisons individuelles sont situées sur des terrains privés, elles sont généralement soumises à des taxes foncières plus élevées, qui reflètent à la fois la valeur du terrain et l’indépendance du lot.
Cela dit, si elles sont correctement entretenues, les maisons individuelles prennent généralement plus rapidement de la valeur que les autres types de propriétés. Les terrains sont limités et dans les villes où l’espace est rare, les maisons individuelles prennent de plus en plus de valeur au fil du temps.
Néanmoins, posséder une maison individuelle est autant un choix de mode de vie qu’un choix financier. Les propriétaires troquent la commodité contre l’autonomie, assumant la responsabilité permanente de gérer et d’entretenir leur propriété, du toit aux fondations, en passant par tout ce qui se trouve entre les deux.
Il existe 5 types de maisons individuelles au Québec. Il s’agit des suivantes :
Voyons maintenant les principales caractéristiques de chacune d’entre elles.
Maisons à deux étages
Les maisons à deux étages sont le type de maison individuelle le plus courant au Québec. Comme leur nom l’indique, les espaces de vie sont répartis sur deux niveaux complets. En général, les maisons à deux étages comportent des espaces communs tels que la cuisine, la salle à manger et le salon au rez-de-chaussée, et les chambres à l’étage.

Ce que beaucoup de gens ne réalisent pas, c’est que la popularité des maisons à deux étages n’est pas seulement esthétique, elle est aussi économique.
Construire en hauteur plutôt qu’en largeur permet d’utiliser plus efficacement le terrain, qui est l’un des éléments les plus coûteux de l’accession à la propriété en milieu urbain au Québec. Cette conception permet aux familles de gagner plus d’espace intérieur sur des terrains plus petits, tout en maintenant des coûts de chauffage inférieurs à ceux des maisons de plain-pied tentaculaires.
Beaucoup comprennent également un sous-sol qui, dans des villes comme Montréal, peut être légalement converti en appartement locatif ou en espace de vie multigénérationnel. Cependant, pour que cela soit légal, le sous-sol doit répondre aux exigences du code du bâtiment local, notamment en matière de fenêtres de secours (suffisamment grandes pour permettre de sortir en cas d’urgence), de hauteur sous plafond et de ventilation sécuritaire.
Bungalow
Un bungalow est une maison individuelle dont toutes les pièces principales se trouvent sur un seul niveau, offrant une accessibilité facile et un agencement efficace. Il est particulièrement adapté aux personnes qui préfèrent éviter les escaliers. Certains bungalows comprennent également un grenier aménagé ou un loft sous le toit en pente, souvent utilisé comme chambre d’amis, bureau ou espace de rangement supplémentaire.

Bien que les bungalows soient un style architectural plus ancien et moins courant dans les zones urbaines densément peuplées, ils restent très recherchés pour leur potentiel de vieillissement sur place. Cela signifie qu’ils peuvent facilement être adaptés aux personnes âgées ou aux personnes à mobilité réduite.
La plupart des bungalows au Québec ont également un sous-sol, bien que leur état varie. En effet, la pièce à vivre principale se trouve près du niveau du sol et les bungalows plus anciens sont donc parfois sujets à des problèmes d’humidité ou de drainage, ce qui rend particulièrement importante une inspection approfondie des fondations et une vérification de l’étanchéité lors de l’achat.
Il est intéressant de noter que de nombreux endroits au Québec revitalisent actuellement les bungalows grâce à des « rénovations de bungalows » ou des « ajouts verticaux », où les propriétaires ajoutent un deuxième étage pour augmenter la superficie sans avoir besoin d’un nouveau terrain, transformant ainsi des maisons classiques à un étage en constructions modernes à deux étages.
Maison à demi-niveaux
Une maison à demi-niveaux comporte des étages à plusieurs hauteurs décalées, reliés par de courts escaliers plutôt que par un long escalier. Le niveau principal comprend généralement le salon, la salle à manger et la cuisine, avec un demi-escalier menant aux chambres et un autre descendant vers une salle familiale ou un sous-sol.

Ce type de conception est devenu populaire au Québec pendant le boom suburbain des années 1950 à 1970, car il offrait plus d’espace et une meilleure séparation des pièces sur des terrains plus petits et en pente. Cela en a fait une forme précoce d’utilisation efficace du terrain avant que les maisons à deux étages ne deviennent la norme.
Les maisons à paliers multiples sont souvent dotées de garages intégrés, de toits à faible pente et de multiples greniers. Cela leur confère un aspect caractéristique du milieu du siècle. Bien qu’elles soient rarement construites aujourd’hui, elles sont toujours appréciées pour leur agencement unique et leur isolation phonique efficace entre les étages, un avantage souvent négligé pour les familles avec des adolescents ou des bureaux à domicile.
Les deux types de maisons à demi-niveaux les plus courants au Québec sont les maisons à demi-niveaux latéraux et les maisons à demi-niveaux arrière.
| Maison à demi-niveaux latéraux | Maison à demi-niveau arrière |
| Un côté de la maison est divisé en deux niveaux, généralement avec le garage ou la salle familiale au niveau inférieur et les chambres à coucher au niveau supérieur. L’entrée se trouve généralement au niveau central principal, qui abrite le salon et la salle à manger. | La partie arrière de la maison est divisée en deux niveaux, ce qui convient souvent aux terrains en pente. De face, la maison peut sembler avoir un ou deux étages, mais l’arrière révèle un sous-sol et un étage supérieur avec les chambres. |
Maison à 1,5 étage
Une maison à 1,5 étage comporte deux niveaux, mais l’étage supérieur ne couvre qu’une partie de la surface au sol du niveau principal. Le reste de l’espace sous le toit est laissé ouvert ou utilisé pour le rangement. Le niveau supérieur comprend généralement une ou deux chambres à coucher nichées sous le toit en pente, souvent avec des lucarnes qui ajoutent de la lumière et du caractère.

Cette conception est devenue populaire car elle offre l’espace supplémentaire d’un deuxième étage sans le coût total de sa construction. Le niveau supérieur, plus petit, permet de réduire les coûts de construction et de chauffage par rapport à une véritable maison à deux étages, tout en offrant plus d’espace habitable qu’un bungalow.
Cependant, il y a des compromis à faire. Les plafonds en pente peuvent limiter l’espace utilisable et compliquer le placement des meubles. De plus, les maisons anciennes à un étage et demi manquent parfois d’isolation moderne dans la cavité du toit, ce qu’il convient de vérifier lors de l’inspection.
Ces maisons restent néanmoins très appréciées pour leurs proportions confortables et leur charme de conte de fées, en particulier dans les quartiers anciens où l’architecture de caractère est prisée.
Cottage
Au Québec, un chalet désigne traditionnellement une résidence saisonnière ou récréative située près de la nature, au bord d’un lac, d’une rivière ou à la campagne. Ces maisons sont généralement plus petites et plus simples que les résidences principales, conçues pour des séjours courts et la détente plutôt que pour y vivre toute l’année.

Historiquement, les chalets étaient des lieux de retraite rustiques pour les familles, souvent transmis de génération en génération et construits avec un minimum de commodités. Pensez aux poêles à bois, à la plomberie extérieure et aux porches grillagés. Mais aujourd’hui, le terme « chalet » s’est élargi. De nombreux nouveaux chalets sont grands, modernes et entièrement adaptés à l’hiver. Ils sont conçus pour allier confort et luxe tout en offrant un lien avec l’extérieur.
Les cottages sont désormais un investissement et un choix de vie de plus en plus populaires. Certains propriétaires les utilisent de manière saisonnière, tandis que d’autres les louent sur des plateformes telles qu’Airbnb afin de compenser leurs coûts. Cependant, les acheteurs doivent garder à l’esprit que les routes d’accès saisonnières, les systèmes septiques et les restrictions locales en matière de zonage peuvent avoir une incidence sur l’utilisation et le financement.
2. Maisons jumelées
Une maison jumelée est une maison où deux logements partagent un mur commun, mais où chacun dispose de sa propre entrée, de son propre jardin et de ses propres équipements. Ce type de maison est courant dans les banlieues anciennes et les quartiers du centre-ville au Québec (le Plateau ou Notre-Dame-de-Grâce, « NDG » à Montréal).

Au Québec, les maisons jumelées sont construites sur leur propre terrain, avec un mur mitoyen au milieu. Les propriétaires sont responsables de leur propre partie de la propriété (toiture, fondations et entretien extérieur). Comme pour les maisons individuelles, les propriétaires de ces habitations sont propriétaires du terrain sur lequel se trouve le bâtiment. Ce type de maison est généralement plus abordable qu’une maison individuelle, mais le mur mitoyen signifie qu’elle offre également un peu moins d’intimité.
3. Maisons mitoyennes
Une maison de ville (ou maison mitoyenne) est une habitation de deux ou trois étages reliée à d’autres unités de chaque côté par un mur mitoyen.

Dans l’immobilier québécois, le terme « maison en rangée » est couramment utilisé de manière interchangeable avec « maison mitoyenne » pour décrire toutes les habitations mitoyennes qui partagent des murs côte à côte. En effet, la seule différence entre une maison mitoyenne et une maison en rangée réside dans leur conception. Les maisons mitoyennes sont plus anciennes et ont un style plus uniforme, tandis que les maisons en rangée sont une évolution plus moderne du même concept.
Au Québec, les maisons en rangée modernes sont souvent construites en grappes ou dans des communautés planifiées, parfois appelées « lotissements planifiés » (PUD). Ces communautés comprennent généralement des équipements communs tels que des terrains de jeux, des espaces verts ou des piscines, gérés par une association de propriétaires (HOA) qui facture des frais mensuels ou annuels pour l’entretien et établit les règles communautaires.
Les maisons en rangée offrent un compromis entre la vie en copropriété et les maisons individuelles, dans la mesure où elles sont plus abordables que les maisons individuelles ou jumelées, tout en offrant la propriété privée, plusieurs étages et souvent de petits jardins à l’avant ou à l’arrière. Si l’espace extérieur est limité, de nombreux modèles récents compensent cette lacune par des terrasses ou des balcons sur le toit qui apportent de la lumière et de l’espace utilisable.
Dans les grandes villes du Québec comme Montréal, les maisons en rangée de luxe deviennent une alternative populaire aux maisons individuelles. Cela s’explique principalement par le fait que ce type de maison est déjà bien intégré dans les quartiers du centre-ville où les terrains sont limités mais où la demande de logements familiaux reste élevée.
Les maisons en rangée essentielles permettent d’accéder à la propriété, avec un espace privé dans des endroits accessibles à pied et desservis par les transports en commun, où les maisons individuelles seraient inabordables ou physiquement impossibles à construire. Pensez à Pointe-Saint-Charles, Verdun ou Saint-Henri à Montréal.

Au Québec, ce type de maison se décline en trois sous-types :
- Maisons en rangée en pleine propriété
- Maisons en rangée en copropriété
- Maisons en rangée superposées
Maisons en rangée en pleine propriété
Les propriétaires d’une maison en rangée en pleine propriété possèdent à la fois la maison et le terrain sur lequel elle est construite, tout comme pour une maison individuelle ou jumelée. Il n’y a pas de syndicat de copropriétaires ni d’association de propriétaires, et les propriétaires de ce type de maison sont donc entièrement responsables de l’entretien et de l’assurance. Cela dit, dans la pratique, comme les maisons en rangée en pleine propriété ont un mur mitoyen, de nombreuses réparations doivent être coordonnées entre voisins.

Maisons en copropriété
Les maisons en rangée en copropriété sont des unités individuelles appartenant à des propriétaires distincts au sein d’un ensemble immobilier commun.

Contrairement aux maisons en rangée en pleine propriété, les propriétaires de maisons en rangée en copropriété ne sont pas propriétaires du terrain sur lequel elles sont construites. Le terrain appartient à un complexe en copropriété et les propriétaires possèdent un pourcentage du terrain par l’intermédiaire d’une société de copropriété.
Concrètement, cela signifie que les propriétaires de ce type de maison paient des frais d’entretien mensuels qui couvrent l’entretien de ces espaces et des équipements communs. Ce type de propriété est idéal pour tous ceux qui souhaitent profiter des avantages d’une maison en rangée, sans avoir à payer pour s’occuper des tâches générales telles que la tonte de la pelouse ou le déneigement.
Maisons de ville superposées
Au Québec, les maisons en rangée superposées sont des copropriétés à plusieurs étages, littéralement des maisons en rangée construites les unes au-dessus des autres. Par exemple, vous pouvez avoir deux maisons de deux étages superposées verticalement dans le même bâtiment, chacune avec sa propre entrée privée et son balcon ou sa terrasse.

Chaque maison en rangée de l’immeuble dispose de sa propre porte d’entrée et de son propre espace de vie, ce qui lui confère davantage l’aspect d’une « maison » que d’un appartement classique. La différence entre un appartement en copropriété et une maison en rangée empilée n’est pas d’ordre juridique, mais architectural et liée au mode de vie.
Comme pour les autres types de propriétés partagées, les propriétaires de maisons mitoyennes en copropriété sont copropriétaires du terrain par l’intermédiaire d’une société de copropriété, qui gère les espaces communs et l’extérieur. Les propriétaires paient des frais d’entretien mensuels qui couvrent notamment le déneigement, l’aménagement paysager, les réparations du toit et de l’extérieur, ainsi que l’assurance du bâtiment. Ces coûts sont généralement inférieurs à ceux liés à l’entretien d’une maison individuelle et nécessitent beaucoup moins d’efforts en termes d’entretien personnel.
Les maisons en rangée offrent la sensation d’une maison à deux étages à un coût moindre et gagnent en popularité dans les villes du Québec. Elles sont devenues un élément clé de la stratégie canadienne en matière de logement « intermédiaire ». En effet, elles comblent le fossé entre les immeubles en copropriété et les maisons individuelles, offrant aux personnes qui souhaitent déménager dans un logement plus petit, aux jeunes familles et aux personnes à revenu moyen un lieu de vie abordable dans les quartiers existants.
En bref, les maisons en rangée superposées combinent l’indépendance d’une petite maison et le prix abordable d’un appartement. Soutenues par de nouvelles réformes en matière de zonage et de politiques de logement, elles sont devenues l’un des types de logement qui connaissent la plus forte croissance dans les zones urbaines du Québec.
4. Les plex (duplex, triplex, quadruplex, quintuplex)
Les plex sont des immeubles résidentiels multifamiliaux qui comprennent deux (duplex), trois (triplex), quatre (fourplex) ou cinq (quinplex) logements distincts sous un même toit. Chaque logement dispose généralement de sa propre entrée, de sa propre cuisine et de son propre compteur, ce qui permet de vivre de manière indépendante au sein d’une même structure.

Comme pour les maisons en rangée superposées, chaque logement dispose généralement de sa propre porte d’entrée, les étages supérieurs étant accessibles par un escalier situé à l’extérieur du bâtiment. Cependant, contrairement aux maisons en rangée superposées ou aux immeubles en copropriété de faible hauteur ou de grande hauteur, les immeubles collectifs sont généralement enregistrés comme un seul bien immobilier. Sur le plan juridique, cela signifie que l’ensemble de la structure, y compris le terrain sur lequel elle est construite, est considéré comme un seul et même bien immobilier, même s’il comprend plusieurs appartements.
En raison de leur nature consolidée, les plex sont particulièrement populaires auprès des investisseurs immobiliers. La gestion d’un seul titre de propriété au lieu de plusieurs permet de mieux consolider les coûts d’entretien, d’assurance et d’impôts, tout en offrant la possibilité de vivre dans un logement et de louer les autres pour obtenir un revenu stable.
Même si les immeubles collectifs sont considérés comme un seul bien immobilier, ils peuvent être divisés et vendus comme des unités distinctes, mais uniquement après avoir suivi un processus de conversion légal. Cependant, ce processus implique des frais professionnels, des autorisations municipales et des démarches notariales. De plus, il n’est pas toujours autorisé dans toutes les zones de zonage. C’est pourquoi la plupart des propriétaires d’immeubles collectifs conservent leur bien comme un investissement unique et génèrent des revenus en louant les unités plutôt qu’en les vendant individuellement.
5. Appartement dans un immeuble de faible hauteur (moins de 5 étages)
Les immeubles d’appartements de faible hauteur sont des structures résidentielles à plusieurs logements, comptant entre un et quatre étages, que l’on trouve souvent dans des quartiers résidentiels plus calmes ou le long de rues urbaines à usage mixte. Ces immeubles ne disposent généralement pas d’ascenseurs et offrent moins d’équipements communs que les tours de moyenne ou grande hauteur, mais ils compensent cela par des communautés plus petites, des coûts moins élevés et un accès plus facile.
Les logements dans les immeubles de faible hauteur présentent une grande variété d’agencements, allant des studios et des appartements d’une chambre aux lofts, en passant par les logements familiaux et même les penthouses. La plupart ont une entrée principale commune et des portes intérieures individuelles menant à chaque appartement.
Au Canada, les appartements dans des immeubles de faible hauteur se répartissent en deux grandes catégories de propriété :
- Les appartements en copropriété, où chaque logement est détenu individuellement, et
- les immeubles locatifs, qui appartiennent à un propriétaire ou à une société.
Appartements en copropriété (immeubles de faible hauteur)
Les copropriétés (ou condominiums) sont des logements individuels situés dans une propriété ou un immeuble commun plus grand. Comme pour les autres types de logements communs, les propriétaires de copropriétés ne sont pas directement propriétaires du terrain ou de la structure. Chaque propriétaire détient plutôt un pourcentage de la propriété globale par l’intermédiaire d’une société de copropriété, qui gère et entretient les parties communes telles que le toit, les ascenseurs, les couloirs et les terrains.
Dans le même temps, les propriétaires sont entièrement responsables de l’entretien de leur propre logement et du paiement des taxes foncières qui s’y rapportent. Cet équilibre entre propriété privée et responsabilité partagée est ce qui définit la vie en copropriété.

Au cours de la dernière décennie, des villes comme Montréal ont connu un boom des copropriétés alimenté par des prêts hypothécaires bon marché, la demande des investisseurs et un urbanisme favorable à la densité. Plus récemment, cependant, les initiatives gouvernementales se sont orientées vers la promotion de la construction de logements locatifs en réponse à la demande croissante et à la pénurie nationale de logements locatifs à long terme. Comme nous le verrons ensuite, ces nouveaux logements locatifs spécialement construits à cet effet diffèrent des copropriétés sur un point essentiel.
Appartements locatifs (immeubles de faible hauteur)
De l’extérieur, les appartements locatifs dans des immeubles de faible hauteur sont identiques aux copropriétés dans des immeubles de faible hauteur. Cependant, il existe une différence cruciale : qui est propriétaire de l’immeuble.

La principale différence entre un condo et un appartement locatif est la suivante :
- Dans un condo, chaque unité appartient à un propriétaire individuel, parfois un investisseur qui la loue pour obtenir un revenu supplémentaire.
- Dans un appartement en location, l’ensemble du bâtiment appartient à un seul propriétaire ou à une seule société qui loue toutes les unités et gère le bien comme un seul investissement. Par exemple, de grands opérateurs tels que InterRent REIT ou CAPREIT développent et gèrent des immeubles locatifs spécialement conçus à cet effet dans tout le Québec, en les concevant spécifiquement pour une location à long terme plutôt que pour la revente.
Cette distinction est importante, car elle influe sur la façon dont la propriété est gérée et sur sa stabilité pour les locataires. Un condo loué peut être vendu à tout moment, ce qui peut obliger le locataire à déménager, tandis qu’un immeuble construit spécialement pour la location reste sur le marché locatif à long terme, offrant une plus grande sécurité, une gestion cohérente et un entretien standardisé.
Dans un immeuble construit spécialement pour la location, le propriétaire ou la société de gestion immobilière s’occupe de toutes les réparations, de l’entretien et des services liés à l’immeuble, souvent avec du personnel sur place. Pour les locataires, cela offre une option de logement flexible et nécessitant peu d’entretien, idéale pour ceux qui souhaitent vivre en ville sans les responsabilités financières ou d’entretien liées à la propriété.
Enfin, les immeubles locatifs de faible hauteur ont généralement moins d’équipements et des coûts d’entretien moins élevés que les immeubles de moyenne et grande hauteur, ce qui en fait une option plus abordable pour les locataires urbains à la recherche d’espace, de commodité et de valeur ajoutée.
6. Appartement dans un immeuble de moyenne et grande hauteur (plus de 5 étages)
Les immeubles d’appartements de moyenne et grande hauteur sont de grandes structures résidentielles à plusieurs logements, comptant cinq étages ou plus, que l’on trouve généralement dans les centres urbains et à proximité des principaux centres de transport. Conçus pour loger efficacement de nombreux résidents, ils sont souvent équipés d’ascenseurs, de systèmes de sécurité renforcés et d’équipements communs tels que des salles de sport, des terrasses sur le toit ou des salons. Ces équipements communs sont tous gérés par le personnel sur place ou par une société de gestion immobilière.
Tout comme les immeubles de faible hauteur, ces bâtiments peuvent être des copropriétés ou des immeubles locatifs, selon leur mode de propriété et de gestion. Les copropriétés sont des unités individuelles situées dans un immeuble commun, tandis que les immeubles locatifs appartiennent à un seul propriétaire ou à une seule société qui loue chaque unité dans le cadre d’un investissement à long terme.
En raison de leur densité, de leurs commodités et de leur emplacement en centre-ville, les immeubles de moyenne et grande hauteur sont désormais le type de construction dominante dans des villes comme Vancouver, Montréal et Toronto.
Appartements en copropriété dans des immeubles de moyenne et grande hauteur
À l’instar de leurs homologues de faible hauteur, les immeubles de moyenne et grande hauteur se composent d’unités individuelles situées dans un bâtiment plus grand, ainsi que de parties communes telles que les couloirs, les ascenseurs et les équipements.

Ces complexes plus hauts sont généralement construits dans les zones urbaines centrales et offrent souvent une gamme complète de commodités, allant des centres de remise en forme, piscines et parkings souterrains aux terrasses sur les toits, salons, cafés et même magasins de détail aux étages inférieurs.
Les propriétaires de copropriétés sont responsables de l’entretien de leur propre logement et paient individuellement leurs impôts fonciers. Ils contribuent également à la copropriété par le biais de frais d’entretien mensuels qui couvrent l’assurance du bâtiment, l’entretien et les services communs. Dans les immeubles de grande hauteur, ces frais ont tendance à être plus élevés que dans les immeubles de faible hauteur en raison des équipements supplémentaires et des coûts de personnel.
Ces dernières années, les copropriétés dans des immeubles de grande hauteur sont devenues la forme la plus courante de propriété urbaine, en particulier dans la région métropolitaine de Montréal, notamment dans des villes comme Montréal, Brossard et Longueuil, où les terrains sont limités et où les prix des maisons individuelles ont grimpé en flèche. Pour de nombreux acheteurs, elles offrent un équilibre entre propriété et commodité. En effet, elles permettent de profiter de la vie en ville sans avoir à assumer les frais d’entretien d’une maison individuelle.
Cela dit, depuis 2023, la hausse des taux d’intérêt et le ralentissement de la demande des investisseurs ont entraîné un refroidissement notable de la construction de nouveaux condominiums. En conséquence, les promoteurs se tournent de plus en plus vers des projets de location spécialement conçus, marquant un changement dans la manière dont l’offre de logements urbains est augmentée à travers le Québec.
Appartements locatifs de moyenne et grande hauteur
Les immeubles locatifs de moyenne et grande hauteur sont de grands bâtiments résidentiels de cinq étages ou plus, conçus et exploités spécifiquement pour la location à long terme.

À l’instar des immeubles en copropriété de grande hauteur, ce type de logement comprend souvent des équipements modernes tels que des ascenseurs, des centres de remise en forme, des systèmes de sécurité, des parkings souterrains et parfois des piscines ou des salons communs. Cependant, contrairement aux immeubles en copropriété, ces bâtiments sont détenus et gérés par un seul propriétaire ou une seule société immobilière. Ce propriétaire est responsable de l’entretien des logements individuels et des parties communes, de la gestion des baux et de la définition des règles applicables à l’ensemble des locataires.
Ce modèle de propriété unifiée garantit un entretien cohérent, des services standardisés et une location plus prévisible par rapport aux appartements en copropriété loués. Dans des villes comme Montréal et Brossard, les locations dans des immeubles de moyenne et grande hauteur occupent une place de plus en plus importante dans l’offre de logements. Cela s’explique par les nouvelles mesures incitatives du gouvernement qui ont encouragé les promoteurs à construire des tours spécialement destinées à la location plutôt que des copropriétés, un changement visant à améliorer l’offre de logements locatifs à long terme et leur accessibilité financière sur les marchés urbains.
7. Maisons mobiles
Les maisons mobiles, parfois appelées maisons préfabriquées, comprennent toute maison qui peut être déplacée ou assemblée hors site plutôt que construite de manière permanente sur des fondations.
Au Québec, ces types de logements offrent des solutions d’habitation abordables et flexibles, en particulier dans les régions rurales et les zones de loisirs où les terrains sont plus accessibles.
Les principaux types de maisons mobiles que l’on trouve au Québec sont les suivants :
- Maisons mobiles
- Maisons modulaires
- Maisons flottantes
- Caravanes (remorques et camping-cars)
- Maisons miniatures
Dans cette section, nous examinons ce qui rend chacune d’entre elles unique, comment elles sont construites, où elles sont autorisées et quel type d’opportunité elles représentent pour les acheteurs.
Maisons mobiles
Une maison mobile est une habitation préfabriquée montée sur un châssis en acier. Elle est conçue pour être transportée et installée sur un terrain résidentiel ou dans un parc de maisons mobiles.

Au Québec, les propriétaires possèdent généralement la maison, mais louent le terrain, ce qui en fait l’une des options de logement les plus abordables. Les maisons mobiles coûtent généralement environ 50 % moins cher qu’une maison traditionnelle.
Construites selon les normes CSA Z240, les maisons mobiles sont de plain-pied, entièrement équipées et isolées pour une utilisation tout au long de l’année. Cependant, elles ont généralement une durée de vie plus courte (30 à 50 ans) et se déprécient avec le temps.
Ce type de maison est particulièrement populaire auprès des retraités et des personnes qui souhaitent réduire leur surface habitable. De nombreux parcs dans les Laurentides, la Mauricie et les Cantons-de-l’Est offrent un cadre de vie calme et peu coûteux. Certains parcs de maisons mobiles ont même des restrictions d’âge (55 ans et plus), mais beaucoup sont ouverts à tous les âges.
Maisons modulaires
Une maison modulaire est une maison construite en usine en plusieurs sections (modules) qui sont assemblées sur place sur des fondations permanentes, telles qu’un sous-sol ou une dalle de béton.

Une fois installée, elle répond aux mêmes normes de construction que toute maison construite de manière conventionnelle. Au Québec, cela signifie que la structure sera conforme au Code de construction du Québec et à la Régie du bâtiment du Québec (RBQ).
Contrairement aux maisons mobiles, qui sont construites sur un châssis en acier et conçues pour rester mobiles, les maisons modulaires ne sont pas destinées à être déplacées une fois installées. Les maisons modulaires étant considérées comme des biens immobiliers, les propriétaires sont propriétaires à la fois de la maison et du terrain sur lequel elle est construite. Cela signifie qu’ils peuvent construire sur des terrains privés, accéder à un financement hypothécaire traditionnel et bénéficier de la plus-value immobilière au fil du temps. De plus, avec un entretien adéquat, ce type de maison aura la même durée de vie qu’une maison traditionnelle.
Au Québec, on trouve de nombreuses maisons modulaires dans des régions telles que les Laurentides, les Cantons-de-l’Est et Lanaudière, où les terrains sont plus abordables, les lots suffisamment grands pour accueillir des constructions préfabriquées et les règlements de zonage permettent la construction modulaire.
Maisons flottantes
Une maison flottante est une habitation construite sur une plate-forme flottante plutôt que sur la terre ferme.

Contrairement aux bateaux-maisons, qui sont conçus pour naviguer, les maisons flottantes sont ancrées à un endroit et raccordées aux réseaux municipaux tels que l’eau, les égouts et l’électricité. Elles sont considérées comme des propriétés résidentielles et non comme des bateaux.
Au Québec, les maisons flottantes se trouvent le plus souvent dans les marinas et les communautés riveraines de régions telles que Lanaudière, la Mauricie et les Laurentides, ainsi qu’autour du canal Lachine à Montréal et du port de Québec.
Les maisons flottantes sont généralement plus petites que les maisons traditionnelles (souvent entre 600 et 1 200 pieds carrés) et construites avec des matériaux de qualité marine pour résister à l’humidité et au gel. Beaucoup sont de conception modulaire, assemblées hors site et mises à l’eau à l’aide d’une grue, un peu comme une maison modulaire sur terre.
Les maisons flottantes attirent les acheteurs qui recherchent un mode de vie abordable et à faible impact sur le front de mer, sans avoir à entretenir une propriété rurale. Plus précisément, elles ont tendance à attirer les retraités et les propriétaires soucieux de l’environnement, mais elles présentent également des défis. Ceux-ci comprennent l’exposition à l’humidité et aux températures glaciales, ainsi que l’espace d’amarrage limité. De plus, comme elles sont construites sur l’eau, les banques les considèrent comme présentant un risque plus élevé, et les frais d’amarrage peuvent varier considérablement selon l’emplacement.
Caravanes (remorques et camping-cars)
Les caravanes, également appelées remorques de voyage ou véhicules récréatifs, sont des habitations mobiles conçues pour la mobilité plutôt que pour une résidence permanente. Au Québec et dans le monde entier, elles sont populaires auprès des voyageurs saisonniers, des vacanciers, des retraités et des amateurs de plein air qui privilégient la liberté et l’accessibilité financière à l’espace.
Certaines personnes les utilisent pour leurs vacances, tandis que d’autres y vivent à plein temps dans des terrains de camping ou des parcs pour véhicules récréatifs. Les caravanes offrent une grande flexibilité et des coûts de logement peu élevés, mais elles présentent également des inconvénients, tels que l’espace limité, les besoins d’hivernage et les restrictions de zonage pour y vivre toute l’année.
Maisons miniatures
Les mini-maisons sont des habitations compactes, généralement d’une superficie comprise entre 18 et 37 mètres carrés, conçues pour maximiser leur utilité dans un espace minimal.

Au Québec, elles attirent les acheteurs à la recherche d’un mode de vie minimaliste et abordable ou d’une résidence secondaire alternative. Ce type de maison se trouve souvent sur des terrains privés, des terrains loués ou dans des communautés dédiées aux mini-maisons.
Les mini-maisons offrent des coûts d’entretien et d’énergie très faibles, mais elles présentent également des inconvénients. Parmi ceux-ci, on peut citer l’espace limité pour les effets personnels ou les invités, les obstacles liés au zonage et aux permis (en particulier dans les zones urbaines) et parfois un coût au mètre carré plus élevé. Comme elles brouillent la frontière entre logement et unité récréative, leur financement et leur revente peuvent également être plus complexes que pour les maisons traditionnelles.
Conclusion : il existe au Québec un type de maison différent pour chacun.
Au Québec, il existe vraiment un type de maison pour chacun. Des condos et maisons en rangée du centre-ville aux maisons modulaires, mobiles ou individuelles à la campagne.
De plus en plus de gens réalisent que les choix de mode de vie doivent être équilibrés avec les objectifs financiers. Cet article présente les principaux types de maisons dans la province, chacun avec ses avantages, ses inconvénients et son profil d’acheteur idéal.
Chez ImmoVision, nous vous recommandons de consulter un professionnel de l’immobilier qualifié avant de prendre toute décision importante. Les marchés évoluent, de nouvelles options de logement apparaissent, et les meilleurs agents immobiliers prennent le temps de comprendre votre situation avant de vous donner des conseils.
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